L’achat de fans : un geste irrésistible

Deux raisons parmi tant d’autres justifient l’achat de fans Facebook :

–          la quête d’une plus grande popularité. Avec ses 1 milliards de membres, le réseau social Facebook est le canal idéal pour faire connaître ses goûts, ses projets…

–          la recherche d’un marché plus important pour écouler ses produits. Les dirigeants d’entreprises veulent exploiter au maximum les réseaux sociaux pour faire la différence car la concurrence est forte

Ces exigences ont favorisé l’émergence tous azimuts de vendeur de fans. Chacun  y va de son expérience avec des méthodes de plus en plus « mystérieuses ».

 

Des méthodes tenues secrètes

Que de supputations au sujet des moyens employés par les vendeurs pour fournir des fans à leurs clients. L’entreprise française Boostic peine à convaincre lorsqu’elle soutient que ses références proviennent exclusivement d’une base de données d’utilisateurs. Ses concurrents refusent de dévoiler leurs méthodes.

Les journalistes qui travaillent sur la question émettent d’autres hypothèses.

La création de faux comptes est une piste à prendre au sérieux.

Un individu ouvre un compte Facebook avec de faux identifiants autour d’un thème intéressant ou passionnant. Il invite des internautes (faux amis) à se joindre à lui pour défendre leur intérêt commun ou partager leur idéal ; puis il demande à ces derniers de faire venir leurs amis. De cette façon, il se bâtit un réseau important de fans qu’il pourra par la suite vendre.

La méthode du clickjacking est un « piège » qu’on tend aux internautes : voulant regarder une vidéo, on est surpris d’activer la fonctionnalité « j’aime » de la page Facebook d’un profil.

 

Le flou total

En France, les entreprises de vente de fans inspirent peu de confiance car on assiste à des plagiats de logos, de conditions générales d’utilisation et de charte. Certaines entreprises ne figurent pas dans le registre français des sociétés,  d’autres s’attribuent des performances inexactes.

Le comble est qu’il est impossible de rencontrer les dirigeants de ces entreprises dont les transactions ne laissent aucune trace dans la comptabilité nationale.

 

Un mirage

Le retour sur investissement de ce type d’achat n’est pas garanti car on ne peut contraindre les fans achetés à interagir. Tout au plus, on aura un gonflement du nombre de « j’aime » sans en espérer grande chose.

Il revient à l’acheteur de fans de tout faire pour captiver ses « hôtes » : tâche difficile.

 

 




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