En France, les paris sportifs sur internet n’ont pas toujours été les bienvenus. En 2011, le phénomène est en passe de changer. L’avenir reste incertain.

 

2006, l’année de tous les dangers

 

C’est à partir de 2006 que les sites de paris en ligne ont affronté la tempête. Le gouvernement a commencé à interdire les bookmakers en France. Étaient visés tous les jeux d’argent et de paris en ligne. Les principales raisons étaient de protéger les joueurs de la dépendance aux jeux, de faire un suivi efficace des flux financiers, d’écarter les concurrents du PMU et de la Française des jeux. Enfin, la question du blanchiment d’argent fait partie des raisons avancées. L’État est allé jusqu’à mettre en prison les dirigeants de Bwin pour avoir financé l’AS Monaco. Parmi les raisons évoquées, celle du blanchiment d’argent est sérieuse, mais en ce qui concerne l’addiction, elle n’est pas tenable. En effet, le gouvernement ne se prive aucunement avec la multitude de jeux qu’il propose à ses ressortissants. Les exemples sont nombreux avec le PMU, les jeux de grattage, les casinos et le loto. Deux ans après, les bookmakers sont de plus en plus présents sur la toile. La Commission Européenne approuve ces initiatives puisqu’ils sont dans leurs droits.

 

La réalité évolue

 

La Commission Européenne a pris les choses en main en prévenant la France pour son entrave à la circulation des services et à la libre concurrence. Cela se traduit par l’avis motivé qui précède le recours de la CJCE. D’autres États européens ont été également prévenus comme la Suède. Suite à cette décision, le pays n’avait d’autres choix que de capituler. Il a donc ouvert son marché de paris et de jeux d’argent en ligne à la fin de l’année 2008. A cette époque, les autorités compétentes ont ouvert le marché des jeux d’argent avant le début de la Coupe du Monde. Cependant, le Ministre du Budget a lui-même façonné ce projet de loi. Cela laisse planer un doute quant à l’impartialité du projet. En effet, il connaît bien le domaine du jeu et des courses de chevaux. Le projet a eu du mal à se faire accepter au niveau de l’Assemblée Nationale.

 

Le bilan final est mitigé

 

Malheureusement, le Parti Socialiste est tout à fait contre cette loi. Les zones d’ombres et le fait de favoriser les proches du Président en sont les principales causes. De ce fait, le PS a eu recours au Conseil Constitutionnel afin d’empêcher cette nouvelle loi. En mai 2010, la loi a été décrétée puisque le recours n’a pas été retenu. Il en a résulté que la France est le premier pays au monde à appliquer la fiscalité la plus élevée. Ainsi, le bilan n’est plus aussi favorable aux joueurs que par le passé. La France a toujours fait en sorte de détenir le monopole des jeux en appliquant toute une série de contraintes. Bwin et Betclic s’en plaignent souvent même s’ils sont les seuls à pouvoir suivre le rythme imposé par le gouvernement français. Les autres bookmakers sont appelés à disparaître s’ils ne disposent pas de la licence fournie par l’Arjel.

 




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