La percée des jeux sociaux amène les observateurs à s’interroger, à étudier leur impact sur la vie quotidienne et à faire un tour d’horizon du trafic financier qu’ils génèrent. 

 

Jeu social, c’est quoi ?

Par définition, les jeux sociaux sont gratuits et ne nécessitent aucun téléchargement. Ils sont accessibles aux hommes et aux femmes et doivent entrainer une certaine dépendance. Le joueur devra faire venir d’autres joueurs pour progresser. 

Facebook assure leur vulgarisation en donnant la possibilité aux joueurs d’inviter rapidement leurs amis à les rejoindre.

 

Le constat

Ces jeux prennent de l’ampleur et concernent aussi bien les jeunes que les adultes. Le plus souvent, ils proposent des compétitions et des récompenses sociales ; ce qui donne envie de continuer, de battre son propre record et celui de ses amis. L’addiction est facilitée par les Smartphones et les tablettes qui permettent de jouer partout où on se trouve.

 

Les risques

On n’imagine difficilement les conséquences d’un tel niveau d’addiction sur la vie professionnelle et estudiantine.

Le monde de la production va-t-il prendre un coup ? Le rendement des élèves va-t-il diminuer ? Rien n’est moins sûr. Les développeurs et les utilisateurs ne se posent pas de telles questions.

Les bonnes affaires continuent. La monétisation est en marche ; difficile de l’arrêter.

 

Le social jeu : une affaire de sous

L’étiquette « social  » pourrait faire penser à la philanthropie ou à l’humanisme, mais loin s’en faut. Les applis de jeux mobilisent beaucoup d’argent. On commence gratuitement et parfois on finit par payer.

Cependant, il faut retenir que la monétisation se situe à 3 niveaux :

–       les insertions publicitaires au cours des jeux : les plateformes jouent leur rôle d’intermédiaires entre les annonceurs et les éditeurs. Les jeux constituent l’une des spécialités de la plateforme AFFlight.

 

–       la vente d’items permet aux éditeurs de se faire beaucoup d’argent. C’est pour cette raison que la décision du leader des réseaux sociaux d’imposer les Facebook crédits a suscité beaucoup de controverses. Facebook prélevait déjà 30% sur les micro-transactions et les abonnements.

 

–       Le recrutement sponsorisé permet aux joueurs occasionnels d’avoir de la monnaie virtuelle s’ils cliquent sur un lien ou remplissent un formulaire.

On voit bien que le jeu social n’est pas aussi social qu’on pouvait l’imaginer. C’est une construction subtile pour faire circuler beaucoup d’argent.

 




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