La commission européenne a ouvert une enquete sur les pratiques de Google en novembre 2010, suite aux plaintes d’importants acteurs de l’internet, notamment Ciao (ex filiale de Microsoft, depuis peu dans le giron d’un groupe allemand). Comme d’habitude, l’objectif de la commission est de prévenir tout risque d’abus de position dominante consécutif à certaines pratiques du géant californien.

 

Le 21 mai, le commissaire européen en charge de la concurrence à la commission européenne a ainsi écrit au président de Google, Eric Schmidt. Joaquin Almunia y détaille les mesures que doit prendre Google dans les plus brefs délais si il veut éviter d’éventuelles sanctions financières à terme. On se souvient des sanctions massives qu’avait infligé la commission européenne à Microsoft il y a quelques années.

En ligne sur le site Europa.eu, la lettre envoyée par la commission à Google :

http://europa.eu/rapid/pressReleasesAction.do?reference=SPEECH/12/372&format=HTML&aged=0&language=EN&guiLanguage=fr

D’après le commissaire européen à la concurrence, 4 domaines ont été identifiés dans lesquels Google pourrait etre accusé d’abus de position dominante.

Tout d’abord, Mr Almunia pointe le fait que Google met en avant ses propres services dans certaines recherches des internautes, et notamment ses moteurs de recherche de voyage, billet d’avion ou encore de restaurants qui feraient l’objet d’un traitement préférentiel au détriment de ses concurrents.

« Notre deuxième préoccupation a trait à la manière dont Google copie du contenu de moteurs de recherche verticaux concurrents et les utilise dans ses propres offres » ajoute le commissaire.

D’autre part, la commission s’interresse de près à certaines pratiques dans le domaine de la publicité en ligne. Google imposerait ainsi des clauses d’exclusivité à certains de ses partenaires, abusant ainsi de sa position dominante sur certains marchés.

Mr Almunia exprime son souhait que Google entende ses réclamations pour pouvoir rapidement clore le dossier d’enquete, une fois que Google aura pris les dispositions nécéssaires pour corriger les accusations « d’abus de position dominante »  évitant ainsi « de poursuivre les procédures formelles par une communication des griefs et d’adopter une décision imposant des sanctions financières » précise le commissaire.

Réponse de Google immédiate qui explique etre l’acteur d’un secteur de plus en plus concurentiel, ce qui justifierait ses pratiques : « Nous avons juste commencé à examiner les demandes de la Commission. Nous ne sommes pas d’accord avec ses conclusions mais nous sommes tout à fait ouverts à la discussion. La concurrence sur le Web s’est considérablement accrue ses deux dernières années depuis que la Commission a commencé d’examiner la question, et Google subit une pression concurrentielle très importante »

 

 




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