Ce XXIè siècle est marqué par les avancées technologiques fulgurantes dans le sens où nous assistons à une dématérialisation progressive accrue de tous échanges, commerciaux ou non. Les systèmes muent au gré des besoins qui évoluent d’autant plus vite. Les innovations d’aujourd’hui seront rendues obsolètes demain. Concernant les applications, leur mode de fonctionnement est en général connu sous un aspect centralisé dans un unique serveur, stockant ainsi les échanges des utilisateurs. C’est en 2015 qu’a été créée une plateforme d’un genre nouveau qui a pour objet de décentraliser les applications (dans le DApps) dans leur utilisation. Il s’agit d’Ethereum.

En quoi consiste Ethereum ?

Ethereum a été créé en 2015 par VitalikButerin, conçu pour décentraliser les applications, dans une base de données unique : la Blockchain. Il y est stocké toutes opérations réalisées sur Ethereum. A noter que toutes les activités entreprises sur Ethereum sont publiques, du fait que ces sont des milliers voire des millions d’ordinateurs qui sont connectés entre eux pour constituer la plateforme, permettant ainsi l’émancipation vis-à-vis d’un serveur central et une certaine transparence dans la réalisation des opérations. Une nouvelle crypto monnaie appelée Ether(ETH) a été mise en circulation, spécifique au réseau Ethereum.

Dans quel intérêt ?

D’abord, l’historique de la Blockchain ne peut ni être supprimée, ni être modifiée. Cela constitue un avantage que les sociétés d’application centralisées ne pouvaient garantir à 100% jusqu’ici.
D’autre part, il faut savoir que chaque ordinateur qui constituent le réseau Ethereum possède une copie de la Blockchain, ce qui rend davantage plus difficile le piratage du réseau, malgré qu’en juillet 2016, un groupe de pirates a réussi à hacker un fonds d’investissement en Ether appelé The DAO (organisation autonome décentralisée), causant le détournement de 3 641 694 ETH sur une adresse non contrôlée par les membres de The DAO.

Depuis, des mesures ont été prises pour renflouer ces fonds détournés malgré que certaines de ces mesures, comme la création d’une crypto monnaie parallèle à l’Ether – l’Ether Classique (ETC) – n’aient pas fait l’unanimité au sein de The DAO. Quoi qu’il en soit, la Blockchain en soi n’a jamais été piraté à ce jour.
Autre intérêt de l’Ethereum, c’est la décentralisation même du système. L’inexistence d’un serveur unique rend pratiquement impossible l’arrêt complet du réseau car les ordinateurs de la Blockchain ne peuvent être stoppés en même temps, à moins d’une panne d’électricité générale dans tout le globe.

Pour ce qui est du propriétaire de l’ordinateur qui participe au maintien de la plateforme Ethereum, lorsqu’un propriétaire d’un ordinateur le met à la disposition de la Blockchain, il est rémunéré en Ether, échangeable en monnaie. Des SmartsContracts (contrats intelligents) sont émis sur le réseau, et la réalisation de ces contrats coûtent également en Ethers. Les mêmes participants au réseau sont donc ceux qui permettent le fonctionnement de la Blockchain et ceux qui l’utilisent. Qu’ils gagnent ou perdent des Ethers dépend de quel côté ils se trouvent à certains moments d’un contrat, en tant qu’émetteur ou exécutant.

Comment accéder au réseau Ethereum ?

Les participants sont appelés les « mineurs » et contribuent directement à la continuité du réseau et aux opérations qui s’y font. Pour le devenir dans le protocole Ethereum, il faut d’abord créer un portefeuille (wallet) pour la gestion globale de vos Ethers. L’adresse du wallet peut aussi servir d’identifiant dans le réseau. Le minage est un marché basé sur une concurrence directe entre les mineurs, qui offrent leurs services pour régler les différents problèmes posés dans les contrats émis. C’est comme une sorte de chasse de prime qui devient plus dure chaque jour, à mesure que les mineurs augmentent en nombre.

Chaque mineur fixe son propre tarif pour l’exécution d’un contrat donné. C’est au titulaire du contrat de choisir avec quel prestataire il souhaite collaborer, sachant que les prestations plus élevées en terme de coût sont traitées en priorité.

La rentabilité de l’activité de minage est donc aléatoire : selon le tarif moyen de l’exécution d’une opération, le nombre de participants proposant leur service et le cours de l’Ether. Une opération exécutée ne rapporte pas forcément 1 ETH car ils sont côté généralement en une fraction de l’Ether appelé « gaz » (1 gaz équivaut en moyenne à 0,0000000225 Ether en juin 2016).
Le mieux serait aussi d’intégrer une équipe de minage (une pool). Il s’agit de se répartir le travail pour les mineurs qui n’ont pas une grande capacité de minage (souvent le cas des particuliers qui n’ont pas une machine à miner puissante). Il y en a différentes sortes mais ce qui les diffère c’est le mode de rémunération et le temps nécessaire pour accéder à ses statistiques dans les travaux fournis dans la pool.

A titre d’information, le cours de l’Ether a connu une baisse considérable due à la dévaluation générale qu’a connu la crypto monnaie ces derniers mois. En septembre 2018, il est entre 170 et 190$ avec une dépréciation accrue.




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Ethereum : une plateforme révolutionnaire de traitement de cyber échanges 4.89/5 - 18 votes